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REGISTRES DU BUREAU
monsrde Tanières, sire Fiacre Charpentier, monsr Charlotte, monsr Faulchet, monsr Everard, monsr Vivyen, Jehan Garrault, Yves Guerard, monsr Page­vyn : Bourgeois;
et grant nombre des Bourgeois mandez.
Après lecture faitte desd. Lettres du Roy cy dessus escriptes, a esté conclud de ayder au Roy comme l'on a acoustumé de ce qu'on pourra faire de gré à
gré et sans contraintte, et que le contract qui en sera faict le porte ainsi, et faire les trés humbles remonstrances aud. S-* que, en se faisant, il luy plaise descharger lad. Ville de c m. livres par luy de­mandez pour le faict des lm. hommes de pied, par ce qu'il seroit impossible lever lad. somme de c ». livres après avoir levé lesd. mc m. livres.
DCCCLXXIX-DCCCLXXXI. -— [Pour mc m. livres demandez par le Roy
À CONSTITUTION DE RENTE, ET POUR AULTRES AFFAIRES.]
27 février 1557, (Fol. 232 v°.)
Du samedi xxvne jour dé Fevrier mil vc lvi.
En Assemblée generalle le jour d'uy faitte, en la Grande Salle de l'Ostel de la Ville de Paris, de Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins, Con­seillers, Quarteniers et six Bourgeois de chascun quartier, les Cours, Colleiges et Communaultez acoustumées, pour oyrla responce faitte par le Roy sur la conclusion de l'Assemblée generalle faitte mardi dernier, et aussi pour entendre l'intention dud. S-r touchant la somme de cent mil livres pour partie de la soulde de cinquante mil hommes de pied, sont comparuz assavoir :
mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins, Con­seillers, Quarteniers, et Cours denommez en lad. Assemblée de mardi dernier.
A led. sr Prevost des Marchans proposé que : pour la troisiesme foys il a esté faire les trés humbles remonstrances au Roy; lequel pour responce luy auroit dict quc les m° m. livres qu'il demandoit à la Ville à constitution de rente n'estoit que de gré à gré sans contraintte, pour ses urgens affaires; et que en ce faisant la Ville ne luy faisoit que prester son nom, et qu'il seroit ainsi couché es Lettres qui en-seroient expediées. Et quant aux c ra. livres pour partie de la soulde de cinquante mil hommes de
pied, qu'il ne s'en pourroit passer au moyen de ses guerres, et qu'ilz advisassent quelque moyen de les recouvrer.
La matiere mise en deliberation, a esté conclud que : puisqu'il plaist au Roy recouvrer lad. somme de iiïc m. livres à constitution de rente de gré à gré sans contraintte, qu'on ne luy peult reffuzer.
Et quant ausd, c m. livres pour la soulde de partie des l m. hommes de pied, que led. sr Prevost des Marchans suplira encore trés humblement le Roy que son bon plaisir soit, pour recouvrer lad. somme, oc­troyer à lad. Ville vi sous viii deniers d'augmenta­tion sur chascun mynot de sel vendu et distribué au grenier à sel de Paris : qui est le meilleur moyen et le plus doulx que l'on a peu trouver.
Supplira aussi led. Ssr qu'il luy plaise octroyer à lad. Ville la suppression du greffe des Insinualions en remboursant l'achepteur d'icelle quant la Ville aura le moyen et l'opportunité de ce faire, par ce qu'elle destruit le commerce de la marchandise de lad. Ville (D.
DCCCLXXXII. — Serment de Me Pierre Hennequin de l'estat de Conseiller de Ville.
27 février 1557. (Fol. 233 r°.)
Ced. jour, m° Pierre Hennequin, conseiller en la Court de Parlement, a faict le serment de Conseil­ler de lad. Ville au lieu de monsr m6 Oudart Hen­nequin, conseiller du Roy et m" des Comptes à Paris, suyvant la resignation par luy faitte en faveur
de sond, filz jeudi dernier xxv6 jour du present moys, de l'avis et consentement de Mess™ les Con­seillers led. jour assemblez en l'Assemblée generalle tenue en la Grande Salle dud. Hostel de Ville, après qu'il est aparu du Registre de lad. Ville du ixejour
W Le grave motif mis en avant par le Bureau explique l'insistance avec laquelle il ne cessait de réclamer la suppression de cet office; voir en effet la note 3 de la page 457.